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Histoire

LE BLASON DE LA COMMUNE DE VASSEL


Description héraldique : "D’azur à la gerbe d’or liée de gueules à la bordure vairé d’argent et de gueules"

Symbolisme : Le vair est une reprise des armes de la famille de Vassel, seigneurs du lieu dés 1309. La gerbe de blé symbolise la vocation agricole de la commune.

HISTORIQUE DU SITE

L’histoire de Vassel est liée à la présence du château, attesté en 954. Les seigneurs de Vassel pourtaient pour arme un blason vairé d’argent et de gueles. Ce château a été en partie détruit en 1573, suite aux troubles sanglants des guerres de religion. Il s’est toutefois maintenu jusqu’à aujourd’hui.

Les plans anciens quoique assez imprécis (entre 1802 et 18808, cadastre de 1834) nous révèlent un bourg compact, attenant aux terres du Château. la plupart des masses bâties de cette période sont encore en place actuellement. au vu de ses plans, il semble probable que le bourg se soit sédimenté sur un ancien cheminement Nord-Sud, plus tard remplacé (peut-être au XVIIIème siècle) par la route actuelle reliant Chignat à Billom. Une tradition locale (impossible à vérifier en l’état actuel des connaissances archéologiques) voudrait que le bourg se soit déplacé d’un site plus au Sud (Fiole) afin de se rapprocher du château.


LE BÂTIMENT DE LA MAIRIE

Il s’agit en fait d"une école, dont la décision de construction est prise en 1855. elle doit accueillir une trentaine d’élèves et être "dirigée par une institutrice d’un ordre religieux". L’emplacement désigné est le dessus du four banal, et elle doit permettre d’établir une horloge (il semble que l’église soit encore dépourvue de clocher). Les plans sont dressés par A.Mallay, architecte du département. Après une polémique sur les dangers d’incendie, les travaux font l’objet d’une adjudication en 1857, mais ces travaux ne se termineront qu’en 1862. Les "lieux d’aisances", réclamés à intervalle régulier par l’inspecteur d’académie, se seront construits qu’en 1888, sur les plans de Garby, architecte et secrétaire de mairie. La décision de construire une nouvelle école est prise en 1962.

LA DESSERTE FERROVIAIRE

Dès le milieu du XIXe siècle, le chemin de fer fonctionne en France. Cinq réseaux ferroviaires se partagent le territoire national jusqu’à la création de la S.N.C.F. en 1937. Le P.L.M (Paris – Lyon – Marseille) dessert la partie Sud-Est à laquelle appartient CLERMONT FERRAND. En 1844, la commune de VASSEL vend au département qui exploite des lignes secondaires, un terrain au lieu dit PRE GIVET pour implanter une gare et ses installations. Le montant de cette vente sera consacré à la construction de la future église du village, celle que nous connaissons aujourd’hui. En 1861, Napoléon III signe un décret pour la circulation d’une ligne ferroviaire de CLERMONT FERRAND à MONTBRISON, dépense prévue 38 200 000 Francs de l’époque. En 1865, le projet est accepté et, le 10 mai 1869, le 1er tronçon de CLERMONT FERRAND à PONT DE DORE est ouvert à la circulation avec entre autre la gare de VERTAIZON. Quelques années plus tard le département met en service la ligne secondaire à voie unique et à traction vapeur entre VERTAIZON et BILLOM. BILLOM est une petite ville très animée, elle bénéficie d’un marché hebdomadaire important et de plusieurs foires. Son commerce est florissant ainsi que l’artisanat et l’industrie naissante. Le train qui assure la desserte dans les deux sens est familièrement appelé le BILLANTOU, il transporte dans la même rame voyageurs et marchandises et dessert les gares de VASSEL, ESPIRAT et BILLOM qui est le terminus de la ligne. En gare de VERTAIZON, la correspondance est assurée avec les trains du P.L.M. Ce train a une clientèle conforme, en chiffres, aux prévisions du constructeur de la ligne et est très populaire. Quelques années après la fréquentation baisse et en 1976 la desserte régulière se termine, désormais seules les marchandises seront acheminées à la demande jusqu’en 2004. Le gare de VASSEL devenus néfaste sera rasée, son emplacement sera rendu à la culture ; pourtant jusqu’à nos jour la voie ferrée subsiste sur tout le parcours. A son avènement le transport ferroviaire a fait cesser le transport par voie d’eau sur l’Allier et le trafic des diligences s’est aussi arrêté, les charrois sur les routes et les chemins se sont restreints. Grâce à un prix abordable et à la rapidité des déplacements le transport ferroviaire s’est démocratisé, la vente des récoltes s’est améliorée, enfin les villages se sont développés. La chute de la fréquentation n’est apparue qu’après la seconde guerre mondiale, ce qui fait penser que le BILLANTOU a été victime d’un changement d’époque et ses conséquences.

Bernard TEYSSIER.

Merci à Bernard TEYSSIER qui nous a fourni cette histoire et toutes les précédentes et nous l’encourageons à continuer.

 

L’ECOLE VUE PAR UNE ANCIENNE ELEVE DE VASSEL

L’école était pour moi la grande affaire. Il n’y avait qu’une classe unique et je suivais avec bonheur les cours à tous les niveaux, du CP jusqu’au certificat d’étude. La maîtresse était très sévère mais compétente. Elle sentait bon et elle était tout auréolée de culture. Elle commençait la journée par une leçon de morale, puis venait la lecture suivie d’une dictée et la matinée se terminait par le calcul. J’excellais à l’époque en calcul mental présenté en forme de jeu. A l’école, il y avait une grande bibliothèque et de temps en temps des activités récréatives. J’étais heureuse, j’avais beaucoup de copains souvent plus âgées que moi et après l’école, nous nous retrouvions pour jouer dans les greniers ou les granges. Le village avait encore un communal (héritage de la révolution) et nous gardions nos troupeaux en échangeant nos goûters. Daniel, un de mes copains, buvait le lait de ses chèvres à même le pi. Nous ignorions les codes sociaux, vestimentaires, l’hygiène et la pudeur ou parfois ça se télescopait un peu, la vie et les bienséances. Ainsi quand la maîtresse, un jour dans la campagne se trouva face à l’un d’entre nous qui posait culotte, quelle ne fut sa surprise de voir que son élève respectait bien les règles de politesse en soulevant d’une main sa casquette pendant que l’autre se torchait le derrière. La maîtresse occupait une position privilégiée dans le village. Elle restait à distance. On la craignait, même si l’on n’était pas son élève et lorsque l’on tuait le cochon (ce qui était le cas plusieurs fois l’hiver, dans chaque ferme) on lui réservait un morceau de la bête et du boudin. Je me suis demandée des années après comment un instituteur de village pouvait consommer autant de porc ! Il faisait chaud à l’école. Chacun à notre tour, nous devions entretenir le poêle, le nourrir de petit bois le matin, ajouter du charbon en boulets le jour et le soir verser une crêpe de poussière d’anthracite mélangé à de l’eau pour garder le feu au ralenti toute la nuit. Nos activités ménagères ne s’arrêtaient pas là. Nous fabriquions aussi l’encre en délayant une poudre violette avec de l’eau. Ces jours là, nous revenions tout maculés de taches violettes mais heureux d’avoir rempli nos encriers. A la fin de l’année, c’était le grand ménage : on récurait les tables, on lavait tous les objets d’usage, on rangeait les anciens cahiers dans le grand placard. Je ne me souviens pas d’avoir eu d’autres fêtes. Ni Noël, ni anniversaires et le 14 Juillet tombait pendant les vacances !

Nous remercions la personne qui nous a fait partager cet instant de la vie d’antan à l’école et nous incitons d’autres habitants de Vassel à nous apporter leur témoignage concernant la vie rurale du village soit par le texte, soit par les photos. L’anonymat sera respecté, selon le souhait de chacun. 

 

LA PREMIERE EGLISE DU VILLAGE APPELÉE NOTRE DAME DE VASSEL

On sait qu’elle a été construite au XVIIe siècle sans précision. Le seigneur de l’époque, de la famille DE VILLELUME était un PHILANTHROPE. Sa famille avait déjà daté le village de la croix en pierre qui s’élève sur la place (classée). Donc c’est le seigneur qui a financé la construction de l’église. Il a aussi fait réaliser, à LEZOUX, un couvent qui se chargeait de l’éducation des jeunes filles. Cette première église était petite et s’inscrivait dans un rectangle de 15,50 m x 8,15 m ce qui représente à peu près la moitié de l’église SAINT BLAISE bâtie sur le même lieu. L’église Notre Dame était construite en pierre calcaire, comme le château. A l’intérieur une voûte un seul vitrage au-dessus de l’autel dispersait une faible lumière. Le dallage du sol se trouvait à 1,30 m au-dessus du niveau du seuil de l’entrée, ce qui nécessitait 7 ou 8 marches, voilà pourquoi on la qualifiait de cave. Le chevet était plat et orienté correctement à l’Est contrairement à l’église actuelle. Le clocher situé au-dessus du chœur avait un toit pointu et abritait quatre cloches avant la Révolution, deux ont été récupérées par les révolutionnaires pour fabriquer des canons avec le bronze, ou des pièces de monnaie appelées « monnaie de cloche », les deux autres ont été retrouvées au sol brisées. Le mur Ouest de l’église était adossé aux douves du château ce qui amenait de l’humidité dans toute la construction. Le mur Sud s’élevait dans le cimetière. Le mur Nord était longé par un passage piéton d’environ deux mètres de large. Pour retrouver son emplacement, il suffit de localiser l’ex-local des pompiers. Ce passage qui partait de la place du village accédait directement à l’unique entrée de l’église qui se trouvait au fond de l’édifice face à l’actuelle place des tilleuls. De plus, ce passage servait lors des enterrements pour porter le cercueil sur une civière jusqu’à la sépulture toute proche, pendant la révolution, l’église a subi de nombreux dommages. D’abord l’enlèvement des dalles du sol pour récupérer le salpêtre qui servait pour les rémunérations :

  • La voûte était crevée, son état était pratiquement irréparable
  • La table de communion arrachée
  • Des meubles d’église et porte intérieures dérobées. On comprend mieux l’état de l’église après la tempête révolutionnaire avec ses dégradations, bien qu’âgée de moins de 200 ans, elle était fragilisée. La commune pauvre ne pouvait parer qu’aux plus urgents des travaux. Il fallait d’abord réaliser un inventaire précis et chiffrer les réparations les plus utiles comme par exemple le remplacement de la porte d’entrée qui était pourrie. Le mur Sud, côté cimetière, menaçait d’effondrement, trois renforts en maçonnerie ont été réalisés. Le clocher était toujours vide, il fallait refondre les cloches brisées retrouvées, ce qui sera fait en 1804 et 1836. En 1838, le clocher déjà lézardé penche dangereusement, il faut l’écrouler par sécurité. Au milieu du XIXe siècle, on évoque de plus en plus la reconstruction de l’église. Il faudra faire des prodiges pour passer du désir à la réalisation. En 1847, la démolition de l’église commence, on prend soin de récupérer les matériaux. La porte de l’église rénovée deviendra la porte d’entrée du cimetière et le restera jusqu’à la translation du cimetière en 1941. Sur des photos anciennes de la place, on peut découvrir la porte de l’ancienne église, un souvenir du passé.



LES CROIX DE VASSEL
 

La croix la plus belle et la plus ancienne remonte au XVème siècle. C’est la croix en andésite qui se trouve sur la place de la mairie. son centre est occupé par un médaillon quadrilobé à pointe qui présente sur une face le Christ en croix et sur l’autre la Vierge portant l’enfant. Elle aurait été érigée par la famille de Villelume avant la construction de l’église du XVIIème.

Sur la même place se trouve une croix de mission métallique de 1878. Elle se compose d’un socle en andésite sur lequel est dressé une croix en fonte orné d’un Christ, du titulus INRI ainsi que de pommes de pins et de rinceaux aux extrémités des axes de la croix.

Une croix de chemin qui se dressait au carrefour de la route de billom et de la route de la Garenne a été déplacé lors de l’aménagement du rond-point sur la RD. Il s’agit d’une croix en pierre daté de 1863 et érigée par le maire de l’époque. Elle est constituée d’un socle sur lequel est posée une croix à fût et croisillon cylindrique.

Enfin, une dernière croix se trouve au bord du chemin menant à Chas. Elle se compose d’une croix en fer forgé surmontant une pile ronde. De facture simple, les seuls ornements stylistiques sont les boules qui terminent chaque croisillons de la croix latine.

D’autres croix ont disparu, telle la croix de pierre qui se trouvait après le cimétière, sur le chemin de Vertaizon et dont il ne reste que la pile ainsi que la croix en pierre qui surmontait la porte de l’ancien cimetière et que l’on disait superbe. Personne ne sait ce qu’elle est devenue.

VASSEL, ANNEES 1920

Autour des années 1920, à Vassel, toutes les femmes s’appelaient Marie ou Maria. Toutes étaient fermières. Toutes étaient vêtues de noir, avec de longs tabliers sur deux ou trois épaisseurs de jupons et de culottes longues, fendues par le milieu. Toutes portaient des chapeaux de paille, l’été et des bonnets de laine l’hiver. Les rues du village n’étaient pas goudronnées et fallait avoir de bons sabots pour marcher dans la boue, fréquente et très gluante. Chaque famille élevait du bétail et avait une basse-cour, des poules, des oies et aussi des canards. Ces derniers aimaient bien barboter dans la mare, à la Coharde, là où maintenant on a construit des maisons, après de puissants remblaiements. LE matin, les canards de Marie Bernard (la Marie Patan) descendaient la rue principale du village en se dandinant, croisaient les canards de la Marie Pinay et ceux de la Marie Ducros. Le soir, elles revenaient au logis en empruntant immanquablement le chemin le plus court, la petite rue qui longeait le vieux cimetière, aujourd’hui disparu. Comme celle-ci était doublement coudée, on pouvait se trouver inopinément au milieu du troupeau effarouché des volailles. Les canards de Vassel formaient une confrérie ambulante et cancanière. Les cannes faisaient leurs œufs un peu partout, ce qui réjouissait les enfants avides de les ramasser. Un jour, dans les années 1934-1935, le ruisseau de Bouzel (le Jauron), déborda et les eaux envahirent pour plusieurs jours tout le bas du village. Les canards disparurent dans la rivière… Les Marie eurent beau les appeler, les chercher…elles revinrent crottées, désespérées et bredouilles auprès de leurs maris inquiets et immobiles, qui les attendaient. Les canards de Vassel avaient emprunté le cours du ruisseau qui conduit à l’Allier, lequel se jette dans la Loire. Cette année-là, pour les vendanges et à Noël, on se contenta de rêver à la chair bien grasse des canards.

 

VASSELOIS A PARIS

En dépit des rumeurs, Paris n’est pas peuplé que d’Auvergnats. Quelques rares Vasselois se sont lancés dans l’aventure, au XXe siècle. Monsieur Guérin était ouvrier boulanger. Ses parents étaient fort connus à Vassel. Le père était Maréchal ferrant et, comme, autour des années 1900, les chevaux n’étaient pas très nombreux en Limagne, il n’était pas très riche. Les paysans n’avaient que des vaches, qu’ils attelaient. Monsieur Guérin avait quatre enfants, trois fils et une fille nommée Augustine. Deux fils sont morts à la guerre de 14. Le père ne s’en est jamais remis et sa femme, pour gagner ce qui lui restait de vie, gardait des enfants en nourrice, en élevant les deux siens. Le dernier enfant du couple est devenu boulanger à Créteil.

Monsieur Douveghant que j’ai connu, était caissier à l’hôtel du Louvre, palace dont l’entrée principale fait face à l’opéra Garnier. Il travaillait la nuit, de 18h, le soir, jusqu’au petit matin où il fermait le coffre. Travail bien périlleux ! Il avait effectué un séjour en Angleterre pour apprendre l’anglais car la clientèle était surtout anglo-saxonne et il connaissait bien les dollars… Sa sœur Marie était femme de ménage, lingère et concierge dans une maison bourgeoise située en face du champ de courses de Longchamp. Elle habitait dans un minuscule pavillon de deux pièces à l’entrée du parc.

Monsieur Ribeyrolle était né à Ardes sur Couze et avait acheté une maison à Vassel pour sa retraite. Sa vie active s’était déroulée à Paris où il était bougnat (charbon, café) et brocanteur. D’un premier mariage, il avait un fils, Noël qui n’avait jamais connu sa mère, morte très jeune. Noël avait été élevé par sa grand-mère maternelle à Ardes et il avait suivi son père, remarié, à Paris. Monsieur Ribeyrolle retiré à Vassel avec son fils et sa deuxième femme avait ouvert un café épicerie sur la place, en face de la fontaine.

Tata Lucie (Lucie Roche), la nièce de mon grand-père, était mariée à un cheminot de Chignat, employé du PLM. Celui-ci mourut très jeune la laissant avec ses deux filles Marie et Marcelle. La compagnie offrit à la veuve une place bien rémunérée, gare de Lyon mais pas de logement. Les voyages étant gratuits, elle venait toutes les semaines voir ses filles en pension provisoire chez Mme Verdier. Puis ses filles la rejoignirent. Elle est décédée à Vassel, très vieille et très alerte, soignée par Renée, sa petite fille, et son mari.

Dans la deuxième partie du siècle d’autres Vasselois sont partis à Paris mais le chemin de l’aventure était déjà balisé.

LE DOCTEUR FRANCOIS POMMEROL

Né à Vassel le 23 novembre 1839, il fit des études classiques, puis l’école de médecine de Clermont-Ferrand et la faculté de médecine de Paris. Disciple et ami du grand anthropologue Paul Broca, il s’intéresse à la préhistoire et à l’ethnologie française. Il consacra tous ses loisirs à cette passion. Il prit pour épouse Anaïs Bellot (ou Bellet ?) puis, il s’installa à Gerzat en 1869 pour y exercer la médecine jusqu’à sa mort en 1901. Élu maire de Gerzat en avril 1871, il est réélu en 1876 et restera maire jusqu’à son décès. Il fut également conseiller général du Puy de Dôme. Il publia de nombreux mémoires sur la géologie, l’anthropologie et l’archéologie régionales. une partie de son exceptionnelle collection de vestiges néolithiques (outils et artéfacts) est encore exposée au musée Bargoin à Clermont-Ferrand. il décéda à son domicile le 26 août 1901.


LE MONUMENT AUX MORTS

Il date de 1922 et a été conçi par Monsieur Beysse, architecte et réalisé par l’entreprise Ameil de Volvic pour la somme de 6400 francs. Il a été édifié sur une partie de l’ancien jardin Est du presbytère.




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