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Le château

LE CHÂTEAU DE VASSEL

Le château est mentionné en 1450 comme possession de Bertrand de Vassel. L’édifice se compose d’un bâtiment rectangulaire flanqué d’une tourelle d’escalier.

S’il a été très modifié extérieurement, l’édifice conserve, à l’intérieur, quelques menuiseries d’époque Louis XIII, ainsi qu’un plafond à poutrelles apparentes de la même époque. La tourelle d’escalier date du 15e siècle. Sa porte d’entrée est ornée de crochets de pinacles et surmontée de trois niches à dais et culs-de-lampe.

Les fenêtres de cet escalier ont des linteaux d’ornementation variée. En 1671, le château était entouré de fossés avec une basse cour.

La tourelle d’escalier du XVème siècle comprise dans l’ancien château est classée par arrêté du 27 janvier 1917.

Les parties non classées lors ce cet arrêté, y compris les décors peints sur les plafonds et les parois, le mur d’enceinte et les jardins sont inscrits par arrêté du 11 juillet 2016.


LE CHATEAU ET SON FIEF

Le nom de Villa Vasselo se retrouve dans les textes en 954.

Les Seigneurs de Vassel

Vassel était le nom d’une famille noble qui possédait une partie des le seigneurerie de Vertaizon.

- Rorgon de Vassel était seigneur de Vassel et en partie de Vertaizon en 1309. Il avait épousé une demoiselle de Terssat mentionnée en 1314.

- Lyonnet de Vassel, seigneur de Vassel en 1414 et seigneur de Saint Amand et de la Tour Fondue en 1435 fut inscrit en 1450 à l’Armorial de Revel.

- Berton de Vassel, Prêvot du Chapitre de Vertaizon, acheta en 1454 la seigneurerie Des Salles, à Clermont, à son cousin germain, Charles de Lafayette.

- Le Noble Homme François de Vassel, écuyer, était seigneur de Vassel en 1506.

- Jean de Vassel l’était en 1522.

- Son fils, Gabriel (voir Le complot de Gabriel de Vassel), seigneur de Vassel, épousa Anne Bassinet de qui il eut :

  • Magdeleine, Dame de Vassel, mariée en 1578 à Jacques de Villelume, chevalier, seigneur de Barmontet, syndic de la Noblesse d’Auvergne.
  • Antoinette, mariée en 1572 à Claude de Reynaud, Ecuyer, Seigneur de Berthelat.
  • Une fille, épouse de Gilbert de Langeac, Ecuye, Seigneur De La Mothe-Chantoin.

 

- Antoine de Villelume, Chevalier, Baron de Vassel, Seigneur de Barmonte, Capitaine de Chevaux-Légers, épousa en 1614, Catherine de Chalus de Cordes.

- Il eut Jean-Charles, Chevalier, Seigneur de Barmontet, Baron de Vassel, Maréchal de Camp des Armées du Roi. Il fut mariée en 1642, à Marie de Monestay, veuve de lui en 1671.

- Son fils, Maximilien, Seigneur de Barmontet et de Vassel, Premier Lieutenant d’une Compagnie de gardes du corps est mort en 1711.

- Le 18 mars 1680, le château et la seigneurerie de Vassel furent acquis de Marie de Monestay, veuve de Charles de Villulme, et de son fils Maximilien, par Dominique Pellisier, Ecuyer, Seigneur de la Vernède, Ancien garde du corps de Sa Majesté dans la compagnie du Comte de Charrost, fils de Mathieu Pellissier, Secrétaire du Roi, Seigneur de Feligonde et Lagarde, et de Renée Du Prat.

La vente fut conclu pour 40 000 francs, moins les cens déjà aliéné le 14 juillet 1676 à Jean Pellissier, Chanoine de la cathédrale.

Dominique Pellissier avait épousé Marie Girard de la Bournat, fille de Jospeh Girard de la Bournat, Conseiller à la Cour des Aides de Clermont. il fut entérré dans l’église St Pierre de Clermont le 9 avril 1725, à l’âge de 82 ans.

- Le château et la seigneurie de Vassel passèrent par contrat de mariage le 11 juin 1715 au fils ainé de Dominique, Jospeh Péllissier, Ecuyer, Seigneur de Vassel, époux de Marie Laville de la Gardette, qui fit aveu pour ce fief le 2 avril 1717, au Bureau des Finances de Rion.

- François Péllissier, fils cadet de Dominique, baptisé le 21 décembre 1695 portait comme son frère le nom de Vassel.

- Après Joseph, et dés 1751, ses deux filles Marie et Jeanne, nées en 1716 et 1717 sont qualifiées de Dame de Vassel. Elles touchents les rentes du lieu et en passent les baux.

Le 9 juillet 1770, Marie, seule survivante, signe un bail de 3700 francs concernant les cens, rentes, dîmes et autres droits. Elle apparaît encore dans un bail du 11 novembre 1786.

- A la suite de quoi M. De Clary-Saint-Angel prend la qualité d’héritier de la Dame de Vassel en acquittant le cens dû au chapitre de la cathédrale pour ladite terre. Une quittance du 18 novembre 1788 reste le dernier acte connu sur la seigneurie de Vassel.

Le complot de Gabriel de Vassel (1573)

En 1573, Gabriel de Vassel, Seigneur de Vassel, irrité par les massacres de la Saint Barthélémy eut l’idée de s’emparer de la ville d’Issoire et d’y exercer des vengeances contre les catholiques.

Gaspard de Montmorin Saint Herem, gouverneur d’Auvergne, ayant eu connaissance de cette conspiration, investit les château avec 40 ou 50 hommes à cheval, soutenu par les habitants des paroisses voisines.

Gabriel de Vassel se rendit quelques jours plus tard, faute de vivres, avec son beau-père, un seigneur de Florac qui était son beau-frère et quelques uns de ses serviteurs.

Gabriel de Vassel eut la tête tranchée, son beau-père, son beau-frère et plusieurs de leurs serviteurs furent pendus. Cette exécution eut lieu au mois de mai 1573.


LA DESCRIPTION DU CHATEAU

Le plan

Le château possède deux ailes perpendiculaire en "L" délimitant une cours.

L’une des ailes s’allonge d’Est en Ouest de manière régulière. L’autre, dans le sens Nord-Sud possède un tracé irrégulier. Le mur ouest reste rectiligne alors que le mur donnant sur la cours présente un angle.

Au Sud-Ouest de cette cours se trouve la tourelle classée Monument Historique le 27 janvier 1917.

A l’angle Nord-Ouest se trouvent les restes d’une tour et d’anciennes fortifications.

Vers 1573, nous savons que l’appareil défensive du château se compose de 4 tours d’angle avec fossé et avant-cours. Ce système fut ruiné pendant les guerres de religion.

En 1671, le château était entouré des fossés avec une Basse-Cour.

Au début du XIXème siècle, les douves du château existent encore.

Très remanié à diverses époques, le château a conservé quelques éléments de son aspect d’origine.

L’aile orientée Est-Ouest

Façade Nord : Cette façade conserve à son extrémité ouest les vestiges d’une tour et des anciennes fortications. La tour est circulaire et construite dans un appareil assez régulier. Elle comporte une ouverture en plein cintre murée.

La façade en elle-même ne présente plus vraiment de grand caractère. La partie droite ne comporte pas d’enduits à l’inverse de la partie gauche. Les percements datents de différentes époques et ne semblent pas avoir été fait suivants un programme défini à l’avance.

Présence d’une gênoise sous le toit.

Façade Sud : La façade sud présente les mêmes caractéristiques qu’au nord. Les murs sont élevés en appareil de plus en plus petit au fur et à mesure que l’on s’élève. 

Les restes d’un crépis subsistent en bas à droite. Les percements sont tout aussi réguliers que sur l’autre façade. Au centre s’ouvrent deux portes de hauteur inégale.

Sur la droite une fenêtre en arc trilobé est fermée par des barreaux en fer.

Au dessus d’une des portes, des entrées ont été aménagé pour les pigeons.

Il existe aussi une fenêtre dont le tour est appareillé en pierre de Volvic et de nombreuses ouvertures carrées.

L’aile orientée Nord-Sud

Façade Ouest : Comme les autres façades décrites jusqu’ici, cette façade ne présente pas beaucoup de caractères anciens.

A l’extrémité gauche, les vestiges d’une tour persistent encore.

Les percements semblent modernes.

Façade Est : Cette façade est certainement la plus intéressante de l’édifice.

C’est ici que se situe la tourelle, sur la gauche, classée Monument Historique, sur la gauche.

A droite de cette façade, se trouve une autre tourelle, un peu plus élevé que l’autre.

Elle lui est symétrique et comporte deux pans de mur, une fenêtre à arc surbaissé avec un chanfrein.

Les deux corbeaux se tenant sous cette fenêtre ont une saillie très prononcée.

La porte présente le même aspect que la fenêtre avec arc surbaissé et un chanfrein. Au dessus de celle-ci s’élève un arc en ogive. Dans le tympan ainsi formé se trouve un écusson étoilé, posé sur le côté et surmonté d’un animal imaginaire à tête d’ours reposant sur une sorte de casque.

La façade en elle-même comporte encore deux jolies baies qui, bien que placées à des hauteurs inégales, lui donnent un aspect homogène.

La fenêtre de droite comporte comporte un arc très surbaissé. Elle est entourée de moûlures dont les bases sont carrées et ornées. A mi-hauteur se trouve aussi une moûlure transversalee et un petit écusson marque le centre du linteau.

La fenêtre de gauche, sans doute remaniée à une époque plus récente comporte elle-aussi des moûlures sur les côtés, alors que le linteau est droit et sans décoration. Au-dessus de cette fenêtre, se trouve une petite ouverture s’appuyant à une corniche et dont la partie supérieure affecta la forme d’une accolade.

L’intérieur

 

Les seuls éléments anciens subsistants sont un plafond et trois cheminés.

Les trois cheminées se trouvent au rez-de-chaussée de l’aile Nord-Sud. Deux d’entre elles datent du XIV et XV ème siècle, leur linteau est arrondi et présente une petite corniche sur les côtés.

La troisième cheminée, très simple, date du XVIème siècle. Son linteau en arc surbaissé ne présente pas d’interruption avec les jambages.

Le plafond de l’une des pièces du 1er étage est un plafond à la française aux poutres peintes. Le décor est fait d’éléments disposés symétriquement tels que des fleurs, feuillages, fruits et même d’un visage entouré d’une frise. ce décor permet de dater ce plafond du XVIIème siècle (1634)

Sur une autre partie du décor on retrouve aussi le blason de la famille de Villelume.

 



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